Le vide à Metz, une histoire d’amour

Pèle-mêle thématique : deux ou trois choses que je sais de Metz.

Chose 1 – Le Centre Pompidou-Metz, dont je parlais ici, est une belle et grande démonstration du concept de coquille vide. Exemple : sa piazza à lui, on dirait un parking.

Vue sur la piazza via les frères Bouroullec

Chose 2 – Le CPM a été parachuté dans un non-lieu de Metz et ses vues sur la ville, pour la moitié d’entre elles, donnent sur des zones pas très engageantes.

Vue du CPM

Autre vue du CPM

Chose 3 – Le 49 Nord 6 Est – Frac Lorraine expose en ce moment des œuvres issues de sa collection, plutôt pas très visibles. Les œuvres sont donc discrètes.

Isabelle Krieg à deux mètres de hauteur

Quand elles ne rendent pas les visiteurs eux-mêmes très discrets.

Une visiteuse de l'œuvre d'Ann Veronica Janssens

Chose 4 – L’étape messine de « Imaginez maintenant » (voir ceci) a pris place à côté du Centre Pompidou-Metz, dans un immense terrain vague rempli de poussière et de ballons argentés.

Samedi après-midi sous un grand soleil, le festival bat son plein

Chose 5 – Le premier directeur de ce non-musée, le caustique Laurent Le Bon, a été l’un des commissaires de l’exposition « Vides : une rétrospective » à Beaubourg-Paris l’année dernière. Cela n’a tout de même pas fait de lui un acharné de la vacuité car il avait été commissaire de « Dada » en 2005, et est commissaire de l’exposition actuelle du CPM « Chefs d’œuvres ? » : deux belles manifestations du genre dit chausse-pied curatorial.

Finalement le vide, à Metz, ressemble à une amourette de vacances. D’ailleurs dès 2012, nous dit-on, la zone désertique ci-dessus sera entièrement réhabilitée, immeublée et un-pourcentée, faisant du Pompidou-Metz le Guggenheim-Bilbao du troisième millénaire. Enfin, on espère, malgré le bide du festival de préfiguration du nouveau quartier…

Advertisements

2 réponses à “Le vide à Metz, une histoire d’amour

  1. Excellent article criant de vérité… vérité passée sous silence par les médias. Quelqu’un m’a dit que le CPM c’était une boite à chaussures avec une crêpe dessus.
    Je n’ai pas encore compris l’extase des messins. En effet, ils ne cessent de vanter leur riche passé : ils auraient les arènes les plus grandes, elles sont sous terre (sous le CPM, le comble !!!), mais pourquoi ne pas avoir cherché à les mettre en valeur, la place Saint Louis (Moyen-Âge), la cathédrale qu’ils admirent tant, etc… Je passe sous silence le quartier allemand dont ils sont si fiers alors que construit sous l’occupation ennemie, et là ils s’extasient devant un batiment de style oriental. Cherchez l’erreur… C’est messin, c’est la seule réponse !

    • Je ne sais pas si les Messins sont vraiment « extatiques » à propos du CPM, mais en tout cas ils y mettent beaucoup d’espoir. Si on les écoute, il ne se passe « rien » à Metz et ils imaginent (à raison, je leur souhaite) que ce premier geste, comme on dit, donnera l’élan d’une nouvelle politique culturelle portée sur le présent (sortez les violons). Cela dit, il ne se passe pas rien en la matière, car le Frac a une chouette programmation et des partis-pris qui sortent un peu de la monotonie parisienne. Par contre, je ne partage pas votre agressivité quant à leur « riche passé » : pourquoi nier un quartier sous prétexte qu’il a été construit sous l’occupation ennemie ? On expose bien des trésors pillés pendant des campagnes sanguinaires…
      Quant au trésor archéologique sous le Centre Pompidou-Metz, ça ressemble beaucoup à une légende (ça me fait penser à Avatar, en fait), mais mes sources sont limitées.

Mettre son grain de sel

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s