Hot shot

J’ai lu le numéro 3 de Snatch, le magazine qui nous a permis d’avoir la tête d’Edouard Baer placardée dans tout Paris (je n’ai pas trouvé l’auteur-e de la photo mais clic).

Snatch propagande (clic)

Je me suis dit que j’allais ouvrir un concurrent post-adolescent de GQ et puis en fait, non.

C’est leur liste de sujets abordés qui m’avait trompée :

GQ VS Snatch

Snatch a un tout petit peu moins la classe de GQ, mais a plus la pêche. Je me demanderai encore longtemps si les deux sont réellement incompatibles ou si c’est ma définition de l’un qui exclut forcément l’autre. C’est probablement dû au choix de Snatch de miser sur le buzz quand GQ mise sur la tendance. Oui, ça fait une différence, en tout cas si on se fie aux noms des rubriques de magazine et oui, se fier aux appellations des rubriques de magazine ça peut avoir un sens.

Avec toutes leurs pages en bichromie, on redécouvre le rouge, le bleu, le orange clair, le orange foncé, le vert, le bleu clair, le rose, le marron, le vert pomme, le violet, et plein d’autres couleurs, comme le montre leur bande-annonce.

Et en parlant de bande-annonce, les 4 pages ciné de Snatch (contre seulement deux pour la musique) nous offrent une super critique. Les grosses ficelles qui sont tirées dès la bande-annonce du Dernier Maître de l’air – ficelles qu’on était pourtant sûrs d’avoir décelées en allant voir Tournée – sont ici mises en ordre dans une analyse en 6 points plutôt bien écrite.

Seule ombre au tableau (moi aussi j’ai droit aux ficelles de l’écriture), les horribles fautes de français qui, accents, majuscules, traits d’union, accords et espaces compris, pourrissent le texte de manière bien trop dense. Huit fautes dans un article de moins de 1500 signes, ça fait cher la page à déchiffrer. En même temps, quand on lit un ours pareil :

on comprend qu’il ait pu y avoir un peu de dispersion dans cette tâche qui requiert concentration et continuité.

C’est la raison pour laquelle je n’achète généralement pas les numéros 1, même quand ils ont l’air bien. Tous les magazines mettent un moment à trouver un bon secrétaire de rédaction, comme si c’était accessoire. Dans le rush d’un lancement de magazine, il y a bien quelque chose qui doit passer à la trappe mais je ne suis pas sûre qu’il faille compter sur les corrections pour faire des économies.

Dans les contenus un peu plus substantiels de Snatch, il y a du bon et du moins bon.

Dans le bon, on peut relever un portfolio de l’été français à la Martin Parr, une série de «.J’ai testé pour vous.» racontés avec un peu trop de première personne mais comme si on y était, beaucoup beaucoup beaucoup de pages d’actualités (d’où peut-être ce sous-titre «.le shot culturel.», mais l’actu n’est pas que culturelle, enfin qu’est-ce que ça veut dire culturel, on n’est jamais sûr de rien et puis tout est un peu culturel dans la presse) et une photo d’Edouard Baer qui n’a plus rien de l’illustration d’interview.

Dans les trucs dont je me passerais tranquillement, il y a une tentative d’explication du succès des féminins qui les classe tous (injustement) dans la même catégorie, un énième constat sur l’ère du gratuit en culture, des pages de street style et de dépêches mode mal placées, une certaine préférence pour des traductions anglaises de très beaux mots français et un retour inattendu du graphisme Monty Python-SFR.

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2 réponses à “Hot shot

  1. Yo, t’as vu le nouveau GQ avec le guide des 100 choses à savoir sur le sexe quand on est un homme ?! J’ai bien ri.

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