Hourra

Les archives personnelles de Nathalie Heinich sont maintenant consultables aux Archives de la critique d’art. Pour ceux qui ne savent pas qui est Nathalie Heinich, sachez qu’elle n’est pas critique d’art mais sociologue, et qu’elle se définit même comme non-critique (ce qui est assez ironique quand on voit les tempêtes qu’elle soulève dans le monde de l’art contemporain avec ses constats non critiques – mais c’est une autre histoire).

On ne sait pas trop ce qui a fait atterrir ses notes là-bas, mais on peut toujours avancer une hypothèse sur ce que cela provoquera : dans 500 ans, quand la critique d’art et la sociologie post-bourdieusienne seront toutes deux reléguées au fond des bibliothèques, en tant que vagues disciplines relativistes sur lesquelles se sont écharpées des générations entières de professionnels de la culture, on tombera par hasard sur la liste des dignes donateurs des Archives de la Critique d’Art et on y jettera l’œil intéressé de l’historien soucieux de reconstituer les catégories disparues des penseurs de la société. Il n’en faudra pas beaucoup plus pour qualifier Nathalie Heinich de critique d’art des années 1990-2000 et moi, rien que d’y penser, ça me fait rêver.

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