Analyse iconographique : la page d’accueil

WAR souhaite transformer l’e-environnement de ses clients en un gros bouquet d’amour. Contradictoire ? Bah…

Le tout, sous atmosphère protectrice.

À ce stade, une recherche documentaire poussée s’impose, pour bien comprendre les concepts en jeu.

Que les choses soient bien claires : on est sur le site Internet d’une entreprise qui associe allègrement la guerre, la surveillance, le développement personnel et le combat contre les méchants.

On serait mauvais esprit, on ferait le rapprochement avec le baptême d’une certaine opération « Tempête du désert »… mais restons polis, il y a des jeunes et jolies oreilles dans la salle :

Et là, attention, ouvrez grand vos détecteurs de genre, car We are reputation fait dans la subtilité. Les services de WAR sont destinés à des entités féminines – entreprises et personnalités – mais ses clients sont masculins – sportifs, hommes politiques, dirigeants.

Dans le rôle de la menace qui justifie les services de WAR : une femme qui pouffe littéralement. Dans le rôle de la solution : une ampoule en costume qui, dans notre configuration socioculturelle, est généralement un déguisement d’homme.

Des fois qu’on en doute, l’action de We are reputation a un impact. Heu pardon, un résultat.

Observez comment l’on passe subtilement d’un nuage de pictos tout mimi en forme de cœur (façon Mon Petit Poney) à un disque compact de mots clefs savamment imbriqués les uns dans les autres, au rai bien placé (façon DVD de données).

C’est qu’il faut préparer l’internaute primo-arrivant à l’avalanche continue et incontrôlable de données, façon Matrix…

…agrémenté de notes et de commentaires façon affiche de Gran Torino après trois semaines d’exploitation.

Le fait de citer les meilleures appréciations de ses clients les plus prestigieux n’est pas une mauvaise chose, en soi. Le problème généré par ce genre de publicité, c’est que nous, pauvres mortels qui n’avions même pas soupçonné l’existence d’une crise d’image chez Le Paradis du Fruit, avons l’irrépressible envie d’aller fureter dans les archives immatérielles des patrons (inconnus) cités…

Fort heureusement pour eux, le site de WAR est encore plein de ressources et l’on n’a pas fini d’en faire le tour. [À suivre]

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Une réponse à “Analyse iconographique : la page d’accueil

  1. Et visiblement il y en a d’autres qui ont passé du temps à analyser leurs sites précédents 😉

    Une belle aventure qui commence à n’en pas douter, on a pas fini de rigoler:

    http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2009/10/01/1721003_gleeden-com-le-site-de-rencontres-extra-conjugales-une-organisation-bidon.html

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