10h d’escale

Entre deux continents, un saut au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia (Madrid). Germaine Dulac (Amiens, 1882, Paris, 1942 – j’ai toujours beaucoup d’affection pour les artistes qui font rimer leur année de mort avec leur année de naissance), La Coquille et le clergyman, où l’on voit un clergyman remplir des flacons avec un liquide plus ou moins noir qui est dans une coquille, puis casser les flacons au fur et à mesure de leur remplissage.
Au milieu du parcours, on a du mal à retenir une pensée :

Franchement, quels branleurs ces médiateurs.

Plus loin, des brochures de Littérature et un poème de Mirò.

(clic pour agrandir)

(clic pour vous savez quoi)

(…)

Et plus loin, Guernica. À force de le voir en photo, on ne peut plus le voir en peinture. Le papier glacé est trop lisse, l’écran trop brillant. En vrai, Guernica, c’est un accident de toile. Les bords sont abîmés, comme le rappelle Alfred Barr qui, en 1952, tente désespérément de garder la toile dans son musée.
Des couches de blanc qui recouvrent le gris, des couches de noir qui recouvrent le noir. Seule nuance de couleur : le blanc est un peu jauni. On dit ouf qu’il n’y en ait pas, de couleur. Des morceaux de corps (tailladés), d’animaux, de visages. Des poitrines étranges, de trois types. Une femme coincée sous un taureau pleure son bébé.

À Madrid, dans l’avenue mi-verte qui longe les musées, les feux rouges font piou-piou-piou-piou-piou quand c’est au tour des piétons de s’avancer.

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