Les camiones

Première difficulté : identifier un bus. Un tout petit peu d’entraînement s’impose car ça peut être un vieux van tout déglingué ou un car de type ramassage scolaire, un combi nickel (ça c’est ceux qui vont dans les quartiers huppés), le point commun c’est qu’il y a toujours plus ou moins plein de monde dedans, et un nom de quartier indiqué sur le pare-brise.
Une fois monté comme on peut dans le bus, on paie son trajet (il n’y a pas de ticket) en donnant directement sa monnaie au chauffeur. « Directement » quand c’est possible ; sinon, on la lui fait tranquillement passer par les deux ou douze autres passagers qui se trouvent entre vous et le chauffeur, et lui vous rendra la monnaie de la même manière. Ces transactions ne vous donnent pas plus de bactéries que le simple fait de poser la main sur un siège, et en plus ça réchauffe l’atmosphère.
Chose hallucinante pour un Parisien : personne ne resquille.

En période de pointe, si le Chilango est un usager des transports relativement respectueux de l’espace vital de ses concitoyens, le chauffeur du bus n’attend pas forcément que vous soyez complètement descendu pour réaccélérer de plus belle. Fort heureusement, les portes des camiones ne sont jamais fermées (surblindage du véhicule oblige), c’est pratique pour sauter en marche. On risque de se casser une tong mais qu’est-ce qu’on rigole.

C’est un peu pénible quand le bus roule sur un topos, sorte de dos d’âne, sans avoir vraiment ralenti. Les tope sont souvent aux croisements mais peuvent se trouver aussi en pleine montée et remplacent les stops. En matière de tape-cul, les tope sont en lice avec les millions de nids-de-poule et expliquent probablement la proportion de 4×4 dans la ville. Au bout de quelques trajets, on s’habitue à ne pas rester collé à son siège, et on ne s’étonne plus de voir quelques usagers littéralement sauter pour accompagner les aléas de la route.

Et encore, ceux-là sont assez soft.

Dans les transport, les gens sont assez gentils dès que vous demandez confirmation sur la direction. Trois ou quatre personnes sont capables de s’assurer que vous descendez au bon endroit – on ne peut pas vraiment parler d’arrêt de bus ici, les camiones s’arrêtent à peu près quand vous leur demandez. Dans une ville où aucune information n’apparaît jamais par écrit (la notion de numéro de ligne a l’air particulièrement aléatoire ici), ça aide. Sans parler espagnol, on en profite un tout petit peu moins, mais on reçoit quand même la good vibe. En tout cas, on s’habitue très vite à dire « Muchas gracias », même avec le mauvais accent.

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