Le mot magique

Lettre adressée au service de communication de Nexity (immobilier) en janvier.

Bonjour!

Comme beaucoup de personnes je suis assez concernée par le problème immobilier à Paris, mais ce n’est pas pour cela que je vous contacte.

Je suis aussi une grande déprimée et je suis complètement interloquée par l’idée de Raphaël Mezrahi de lancer la première nuit de la déprime. Vu l’affiche, ce n’est pas la déprime au sens propre qui est au programme mais plutôt un événement festif très générationnel (qui ne devrait pas exactement me concerner donc, puisque je n’ai, depuis aujourd’hui d’ailleurs, que [X] ans), jouant sur une ironie qui semble avoir chaussé de gros sabots.

Si la programmation ne me concerne pas (où est l’hommage à Mano Solo !?!) ou très peu (j’avoue en pincer pour Eddy Mitchell et Jacques Dutronc), en revanche l’ironie en général m’est plutôt familière. Je suis par contre assez exigeante en termes d’humour, surtout lorsqu’il se prétend noir – ou gris foncé.
Interloquée, disais-je, je l’ai été en voyant l’affiche pour la première fois. Elle m’a inspiré ce post. Sceptique, je le suis. Curieuse, tout autant.

Si je peux avoir une (ou deux, c’est plus sympa) invitation(s) pour aller voir cet événement, je vous promets que j’en ferai une chronique aussi sincère et juste que possible, par égard aux valeurs que Nexity défend.

Sinon, chère ouvreuse, cher ouvreur de lettres, je ne vous en voudrai pas.

Merci d’avoir lu ceci jusqu’au bout ! Bien à vous.

PS : Sur l’affiche, votre marque est beaucoup moins présente que Kleenex et Nutella, alors que les produits que vous vendez sont autant, sinon plus synonymes de déprime. Comment cela se fait-ce ? L’événement est-il si risqué que vous n’avez pas voulu investir trop ? Ou est-ce votre engagement éthique qui fait de vous une marque moins historiquement sexy par rapport aux autres partenaires de l’événement ?

J’avais envoyé la même chose (à un paragraphe près) auprès de deux autres sponsors : Cajoline et Ben&Jerrys, qui ont le même service de consocom, Unilever, que j’adore et qui m’a redirigée sur son site Internet ridicule pour avoir des bons d’achat ; et Nutella qui ne m’a pas répondu. Kleenex ne donne pas d’adresse de contact sur son site, et Kimberly Clark (groupe auquel appartient Kleenex) ne fournit pas cette info non plus ; enfin j’ai laissé tomber Atol, je ne sais plus pourquoi.

Peu de temps après, je recevais ceci :

Madame,

Nous vous avons le plaisir de vous offrir 2 places pour assister à « la nuit de la déprime ».

Ces places seront à retirer au guichet, le jour J, aux Folies Bergères. Votre nom leur a d’ores et déjà été communiqué.

Vous souhaitant une bonne soirée,

Bien à vous

Notez l’échange de bons procéd mensonges socialement acceptables : certaines infos contenues dans ma lettre vont légèrement au-delà de la réalité ; de même mon nom ne leur a pas « d’ores et déjà » été communiqué puisque les listes d’invités ne parviennent à la billetterie que le jour même.

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