Archives de Tag: Caroline Delieutraz

Promenons-nous…

Idée sortie !

Promenons-nous...

Un pentacycle inutilisable hors de sa piste, une paire de chaussures pyrogravées, des tours du monde en suivant l’Équateur, le cercle arctique ou les Tropiques, le plan de la Schlossplatz de Berlin, une manifestation de paysages, un itinéraire pour aller de Tous à Poil et bien d’autres trucs pour se promener dans tous les sens ont été réunis par Caroline Delieutraz et moi-même à l’Abbaye d’Annecy-le-Vieux, avec la complicité de la Ville.
Pour voir, lire, regarder et/ou télécharger le dossier de presse de l’expo et en faire des confettis, cliquez donc ici.
Faites attention aux horaires d’ouverture et notez bien tout cela, ça pourrait servir :
● Performance de Linda Branco le dimanche 1er mars à 14h, ouverte à tous.
● Visite commentée gratuite tous les samedis à 16h (durée 1h30)
● Accueil de groupe sur réservation auprès du service Culture Animation : 04 50 23 86 00 ou animation@mairie-annecy-le-vieux.fr
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Vidéos pirates en milieu tempéré

– Ce soir, Caroline Delieutraz diffusera, sous vos yeux ébahis, le résultat d’une pratique de type interdite-mais-c’est-pas-pour-autant-que-ça-se-pratique-pas-alors-on-va-pas-faire-comme-si-ça-n’existait-pas.

QUOA ? des dizaines de vidéos d’artistes sont accessibles sur Youtube illégalement ???

– Mais oui, ne fais pas comme si tu savais pas ! Tu as regardé Mon oncle d’Amérique en entier sur Youtube !

– Ouais mais là c’était du ciné, on sait bien que le ciné est piraté, pfff.

– Ben là c’est pareil. Mais en mieux.

– Pourquoi c’est mieux ?

– C’est du curating de récupérations de vidéos d’artistes, du coup les camcorders deviennent des auteurs.

– Mais je croyais que c’était elle qui récupérait les images des autres, je n’y capte plus goutte.

– C’est là que c’est mieux : elle récupère des vidéos récupérées. Elle métarécupère. C’est du surappropriationnisme. C’est un nouvel échelon dans le piratage. Une copie illégale au deuxième degré, un…

– Ça va, ça va, j’ai compris. Et du coup cette affiche, elle en a piqué l’idée à qui ?

– Ah non, pour l’affiche elle crédite le graphiste quand même. D’ailleurs, mate l’affiche : elle crédite tous les pirates ! Faut pas déconner avec ces trucs-là.

Vidéoclub

Blanc comme beige

– AARRGGHH mais je n’arriverai jamais à le faire, celui-là.

– Oh ben si quand même… tu as fini le méta non ?

– Oui mais çui-ci est encore plus compliqué. En plus c’est une œuvre d’art, je n’ai vraiment pas le droit de merder.

– Mais non, vas-y tranquillement. Commence par les bords. Tu vas voir, tu vas tellement y arriver que tu voudras te la péter sur ton blog.

Caroline, Blank La tour de Babel

Caroline Delieutraz, Blank La Tour de Babel

Caroline Delieutraz, Blank La Tour de Babel

Raymond Depardon + Google Street View = ?

Le collimateur n’a bien sûr pas attendu le battage médiatique dont DV a été l’objet pour s’intéresser à ceci :

Eden Depardon

Photo d’une photo de Depardon prise sur une route de France ↑

Capture d’écran prise sur Google Street View ↓

Eden Ggle

C’est drôle comme dès qu’on parle de deux choses, le premier réflexe (pour les observateurs et les commentateurs) est de projeter dessus une comparaison nette et sans bavure. Car si on compare, il faut un perdant et un gagnant, un premier et un deuxième, un mort et un survivant, un David et un Goliath ou un beurre et un ordinaire, sinon c’est pas marrant. Jugez donc par vous-même :

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Et ce n’est rien, comparé à ce qui se piaillait sur la toile. Échantillon des réactions dans lesquelles on note un sens aigu de la mesure et de la pondération :

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(etc)

Parfois, le combat se transforme en rencontre. C’est fou toutes ces rencontres qu’on fait dans le monde de l’art.

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À force de se rencontrer, on fait connaissance avec un troisième larron qu’on invite au match :

Image 73

…et avec qui on peut partir en vacances :

Rue89

J’en profite pour glisser un démenti formel : Caroline Delieutraz n’est pas photographe. Elle est saisisseuse, c’est Louis Mesplé qui le propose (cf ci-dessus, clic).

La palme du bouquet final à pompons en forme de cerise sur le gâteau étant décernée, à l’unanimité, au service iconographique du quotidien Le Temps, qui demande, trois semaines après tout le monde, à une artiste qui (je répète pour ceux qui n’ont pas suivi) s’approprie les images des autres et prône leur circulation libre :

Bonjour,

Je vous écris du journal Le Temps à Genève. Nous allons faire un petit article sur votre travail Deux Visions et j’aurais voulu savoir si nous pouvions utiliser les visuels et à quel tarif.

Merci d’avance !

Une question que PERSONNE n’avait posé jusque là. Y aurait-il un avenir pécunier pour les appropriationnistes au pays des banques et du chocolat ?