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Une bonne réponse de vainqueur

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Y a plus de saison

Mince ! La une du Journal des Arts se prend pour un article de Libé :

D’une humeur à l’autre

Il y a la même mauvaise humeur de Gaël Charbau dans le dernier Particules (27) et dans Le Journal des Arts (318), pour lequel l’article est co-signé avec Stéphane Corréard qui, par ailleurs, fait partie du comité de rédaction de Particules.

Pourquoi cette sortie synchronisée dans un bimensuel plutôt froid et classieux et dans leur habituel territoire gauchisant sur papier recyclé ? Pour le plaisir de publier dans deux revues au format identique et à la périodicité inversée (bimensuel VS bimestriel) ? Peut-être. Pour décupler le lectorat ? Certainement.

Papier recyclé / papier glacé

Mais venons-en à la substance de cette double attaque, l’étroit consensus régissant les choix qui comptent pour l’image de l’art français. Monumenta, Venise et Versailles semblent n’accueillir qu’une poignée d’artistes qui, s’ils ne jouent pas tous sur les trois tableaux, sont défendus par une poignée encore plus réduite de protecteurs. Or, ces protecteurs représentent le lectorat type du Journal des Arts. On comprend pourquoi la critique mérite de dépasser le public de ses seuls convertis. Aller râler chez des confrères, ça rend l’exaspération plus sévère.

Ce qui me ravit dans cette critique hors-les-murs, ce n’est pas tant la profusion de détails qui appuient l’indignation du duo dans Le Journal des Arts – quoiqu’une démonstration chiffrée a toujours quelque chose de jouissif, reconnaissons-le. J’ai surtout envie de les féliciter de ne pas avoir utilisé un seul adjectif en commun dans les deux papiers. Les plumes rigoureuses qui ménagent les multi-lecteurs en leur épargnant le déjà-vu sont suffisamment rares pour être relevées : qu’elles soient ici saluées.

Il y a un rédacteur au Journal des Arts…

…dont les ruptures de langage semblent laisser indifférentes les secrétaires de rédaction.

FB fait des fautes ridicules (« l’exposition du prix de […] est devenu de ces rendez-vous rituels ») et donne des effets de style bancals (abondance des formes pronominales à la « L’idée [de quelque chose] se fait notamment sentir ») voire pléonastiques (« consistant en quelque sorte en une porte d’entrée, une étape inaugurale, un « sas d’invitation » à son exposition »).

Dommage pour moi, il opère en art contemporain.

Il me rappelle mes erreurs de français sur un site web « de référence » (un certain PA.com) et cela pourrait m’attendrir, mais lire ces approximations dans l’un des seuls périodiques papier dont j’appréciais la rigueur rédactionnelle, ça réveille un peu brutalement. N’y a-t-il donc aucune plume respectueuse dans ce monde de pintades ?