Archives de Tag: Mexico

Faute de frappe ou géocentrisme ?

Ratp a Mexico

Bestioles

On commence par voir des animaux familiers à Jalcomulco :

Chiennes...

Chacun sa place, de part et d’autre de l’indispensable moustiquaire :

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Au fond du jardin, une araignée, d’environ 6 cm de long (sans les pattes), nous nargue, la tête en bas, depuis sa toile en 3D :

une araignée

Oh! mais qu’est-ce que c’est au fond du tambour de la machine à laver ?

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Zoom pour faire connaissance avec notre trentième coloc, encore à Jalcomulco :

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À Pahuatlan, où il fait froid et couvert, des vautours nous tiennent compagnie pendant la douche matinale en extérieur, au-dessus de la rivière qui les fournit en déchets en tous genres :

Vautours, par temps couvert et froid

Et sur le site archéologique de Tulum, ce sont les iguanes qui ont élu domicile :

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Teotihuacan ou la claque dans ta face

Teotihuacan est un grand, grand site archéologique à quelques kilomètres de Mexico DF. La visite est dite « incontournable » quand on passe à la capitale et qu’on veut cocher toutes les cases touristico-culturelles, mais on survit très bien à un premier zappage de la chose pour cause de le-collimateur-a-d’autres-chats-à-fouetter-pendant-ce-temps-à-Veracruz. Cela dit, le Routard, Wikipedia et tous les expats du pays vous le diront, Teotihuacan c’est géant. À force, on s’attend à quelque chose de « géant » au sens propre, que ni FlikR ni Wiki ni Google Earth ni rien d’autre ne vous aurait déjà montré, quelque chose qui serait grand, ensoleillé, beau, parfait, fini, surprenant, coloré, magique et même un peu mystique, donc touristiquement insupportable : surpeuplé, overorganisé, bariolé, photogénique et balisé comme Disneyland, le Louvre et la Cité des Sciences réunis.

Donc, lors d’un second passage au DF, où cette fois le collimateur coche la case Teotihuacan, quelque chose s’opère effectivement, mais d’abord parce que Teotihuacan c’est grand, certes (d’ailleurs les images ne sont pas compressées pour que vous puissiez les afficher en grand sur votre 27″), mais c’est surtout vide.

Ce n’est pas incroyablement beau comme est beau le Printemps de Botticelli par exemple, ce n’est pas surpeuplé (ni en touristes ni en vendeurs de babioles – en fait il n’y a guère de babioles ici, ce sont toujours des choses assez belles produites en masse certes, mais à peu près sur place et avec des beaux matériaux du coin), ce n’est pas ensoleillé (ce jour-là), et surtout, c’est silencieux. C’est une grande plaine d’herbes un peu sèches, avec un bruit de vent et, de loin en loin, des ronflements de bestioles qui sortent de trucs à faire des sons de bestioles, que vendent des gens. Personne ne crie, les vendeurs vous disent tout doucement « buenos dias » quand vous passez devant eux en faisant à peine cliqueter leurs porte-clefs en obsidienne (une pierre noire volcanique), il n’y a pas de guide hurlant et gesticulant devant un parterre de visiteurs éberlués, il n’y a pas de famille stressée parce que le petit dernier n’avance pas, il n’y a pas d’enthousiasme exacerbé exprimé par un visiteur qui serait un peu plus émotif que les autres. En fait, il y a peut-être tout cela, mais c’est étouffé par le vent, la plaine, une végétation élevée à la dure (on est à 2000 mètres d’altitude) et peut-être aussi par les milliers de pierres qui s’étendent devant nous.

Car donc, à Teotihuacan, de la pierre, on en a à la pelle, on ne sait pas pourquoi. Wikipedia saura mieux que moi vous en parler (car ce n’est pas en allant sur place qu’on en apprend beaucoup) mais en gros, des gens se sont installés ici, ont construit ces immenses pyramides pour répondre à un certain ordre cosmique, ont plus ou moins vécu autour puis s’en sont allés voir ailleurs.

Non content d’être silencieux, le site de Teotihuacan (à la trente-deuxième fois on arrive à prononcer ce mot en une seule fois sans se prendre les pieds dans le tapis, et on a l’impression de parler nahualt, c’est chanmé) est monochrome.

Pour un peu, on confondrait la grande pyramide du Soleil avec la montagne qu’il y a juste derrière, là-bas au fond à gauche :

L’abondance et la monotonie des pierres sont telles qu’une fois là-haut, pour peu qu’on soit concentré sur les zones où on peut poser un pied, on n’arrive plus à distinguer ce qui relève de l’escalier de ce qui est de la pure façade inclinée c’est-à-dire, assurément, complètement casse-gueule.

La zone claire sur le coin haut-gauche de cette image-là ↑ c’est l’escalier qu’on voit mieux sur cette image-ci :

D’autant que, les marches faisant parfois la hauteur d’un mollet humain, la pente de l’escalier épouse l’inclinaison de la face de la pyramide. Ça vous donne une petite idée de la sueur dépensée dans la montée, comme dans la descente. Par ailleurs, je vous déconseille la montée si vous êtes sensible au vertige.

Il y a tout de même ici des traces de gestion des flux humains, on n’est donc jamais vraiment seuls avec notre envie d’explorer.

Mais tout de même, ça reste une belle claque dans la figure.

Pour finir, sachez que des tas de voyageurs, curieux, touristes et photographes très inspirés ont pris de magnifiques photos de ce site au soleil et ont eu la bonne idée de les mettre sur Internet. Ici en exclusivité, vous avez la possibilité de voir le site quand il fait moche.

Pêle-mêle

Mexico DF a aussi son quartier de rues portant des noms de capitales européennes :

…où on rencontre des arbres étrangement bariolés :

qui, à l’approche, donnent subitement envie de vomir :

Oui…

…ce sont bien…

…des chewing gums d’occasion.

Les billets de pesos sont un peu plus culturels que les billets d’euros :

…et un peu plus neuneu aussi, parfois :

Et en période de fête des morts (il y a un mois), la tête de mort nationale prend du volume :