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Expo de rue

La société ne veut pas de ton expo ? Qu’à cela ne tienne. La ville est là pour toi.

Expo de rue de Quentin Cherrier

Expo de rue de Quentin Cherrier

Expo de rue de Quentin Cherrier

Expo de rue de Quentin Cherrier

Expo de rue de Quentin Cherrier

Expo de rue de Quentin Cherrier

J’ai toujours un peu de mal avec les photographes qui disent de leurs images qu’elles sont « spontanées », parce qu’on n’a encore jamais vu une photo se transformer en une feuille collée sur un mur en un claquement de doigts. Ceci étant dit, je veux bien avoir plus d’expos comme ça dans ma ville et surtout si possible en bas de chez moi…

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« Topos »

– Nan mais le noir et blanc, pourquoi ? Pourquoi ?

– « …le choix du noir et blanc est alors déterminant puisqu’il donne à ces contrées un caractère atemporel ».

– Nan mais c’est nul, on dirait les collectionneurs de châteaux d’eau, là.

– Les Becher.

– Il faut leur dire aux apprentis photographes. S’ils ont l’intention de photographier des châteaux d’eau, il faut arrêter tout de suite le noir et blanc. C’est moche et en plus ça fait Becher.

Bonne question

En plus il y a un point de suspension en trop

Oh, j’ai envie de dire… 31 ?

Question posée au Bal.

6h à la Tate et l’envie d’y retourner

Quel bonheur, dans la ville la plus vidéosurveillée d’Europe, de ne pas être bag-checkée à l’entrée du musée du coin.

Tate Modern cosy

Ça ne sent pas le béton dans le hall d’entrée. Par contre, une odeur de cake aux fruits confits flotte dans les salles d’exposition. Pas désagréable, simplement étrange.

On nous demande de ne pas toucher les œuvres en nous prévenant que même des mains propres abîment les tirages, mais on ne sait même pas comment on pourrait les approcher : quand elles ne sont pas sous verre, les photos nous sont interdites par une mise à distance de 70 centimètres.

Dans l’exposition William Klein/Daido Moriyama, les scénographes ont littéralement renvoyé les deux photographes dos à dos :

Expo Klein/Moriyama : le plan

…ce qui leur permet d’économiser de la cimaise et de faire cette discrète déclaration verte :

Discrèt déclaration verte

S’ils sont réunis dans la même expo, outre le fait que cela fait économiser du BA13, c’est que tous les deux ont photographié des gens en ville, en couleurs et en noir et blanc. En bons conditionnés du Web que nous sommes, on s’attend à voir, sur les images en couleurs prises dans la rue, les plaques d’immatriculation floutées. Sachez que ça ne sert à rien d’attendre, les photographes artistes n’ont absolument rien en commun avec les Googlecars et ont toutes latitudes pour enregistrer nos données personnelles.

Très discrètement un cartel, au beau milieu d’une interminable vitrine pleine de livres ouverts (tous infeuilletables), nous indique qu’un diaporama des images de l’album Hokkaido est présenté en salle 5. Nous n’irons pas le voir parce qu’à ce stade de l’expo, nous en aurons un peu marre. À la place, nous chercherons la sortie du musée, ne la trouverons pas et tomberons sur les tanks, que nous raconterons dans un autre post et qui nous ferons rester deux heures de plus dans le bunker.